La place du chapeau avril 10, 2008

Le chapeau est à la mode. De tous temps objet de distinction sociale, il prend aujourd’hui les formes les plus diverses dans notre société mouvementée.
Celui de Denis Gauthier Sauvagnac n’est guère désiré. L’ancien délégué général de l’Union de l’Industrie et des métiers de la Métallurgie l’a dit, il veut bien le rendre avec les indemnisations (2,6 millions d’euros pour l’UIMM) qui vont avec. Accusé d’avoir eu recours à des distributions occultes d’argent liquide, le poids du chapeau serait-il trop lourd à porter ?
Quant au chapeau de Jérôme Kerviel, une gentille dame de son petit village de Bretagne l’affirme, il est bien trop grand pour lui. Les habilleurs auront à revoir les dimensions de ces accessoires qui ne siéent guère à ceux qui défraient les chroniques financières. Le trader de la Société générale partagerait bien l’ombre de ce couvre-chef - et les condamnations judiciaires qu’il implique - avec ses supérieurs et les dirigeants de l’établissement bancaire. En réponse, Daniel Bouton, son président, partagera seulement son salaire en gage de bonne volonté. Mais après avoir reçu la confiance de ses administrateurs et salariés, il compte bien rester dans la lumière.
Le chapeau que tout le monde s’arrache, c’est celui de François Mitterrand, que le Parti socialiste s’est offert à la vente aux enchères des effets personnels de l’ancien président pour la modique somme de 7800 euros. Celui-là abritait bien des secrets. Pas d’un diamètre démesuré pour la tête de l’ancien chef de l’Etat mais pas moins d’un cancer et d’une Mazarine illégitime étaient cachés là-dessous. Ce refuge de discrétion pourrait bien inspirer le président actuel à qui l’on reproche trop de transparence.
Le chapeau est aussi une affaire d’ego. Carla Bruni, nouvelle première dame de France, a fait l’unanimité à Windsor coiffée de son bibi gris signé John Galliano, dont la discrétion avait pour but de ne pas concurrencer l’extravagance fleurie des chapeaux de la Reine Elisabeth.
Chacun sa place, chacun son chapeau.
Julie Guillot
J’ai trouvé ton blog par hazard, parce que j’ai écrit une histoire à propos des chaussures de carla bruni.
je suis Italienne e je ne parle pas trés bien le Francais, mais je veux te saluer quand meme
… enfin, nous avons choisi le meme “template”.
à bientot