Guide de survie pour femme innocente avril 30, 2008
Après une analyse fournie d’enquêtes multiples, de recherches approfondies et de mure réflexion, voici Mesdames, quelques uns des profils types chez ces Messieurs à éviter à tout prix !
Il y a tout d’abord, l’Italien. Point de cliché, c’est scientifique je vous dis ! Celui-là sera immanquablement magnifique, c’est bien pour cela qu’on craque, soyons honnêtes. Mais il aura ce petit plus, cette façon de vous chanter des louanges d’un air désinvolte, presque absent, mais qui fait qu’en quelques minutes vous vous sentez la plus belle femme sur Terre. Agréable me direz-vous mais attendez la suite. Car après tout cela, vous vous dites que vous méritez tout (j’entends la lune, le déplacement des montagnes, les clichés quoi). Et c’est là que le bel Italien devient très dangereux, c’est qu’il ne fera jamais rien pour vous, croyant que tout lui est dû puisque ça marche avec toutes. Alors vous espérez, vous attendez. Lors d’une escapade à Paris pour un séminaire il ne trouvera pas un moment pour faire un détour par chez vous et vous combler de bonheur (« tu comprends, y’a mon chef, je peux pas m’échapper comme ça, mais je regrette tellement…»). Et là, vous souffrez.
Apparaîtra alors le poète. Celui qui vous fait rêver, au-dessus de toutes ces basses considérations hiérarchiques et déontologiques. Il parait inoffensif, avec lui pas besoin de baratin, vous l’écoutez disserter sur le rapport au réel et la vanité de l’existence et déjà vous vous sentez unique ! Mais toutes ces réflexions mènent à la confusion. Ca commence par quelques rendez-vous, restaurant ou ballades romantiques, car le poète prend le temps de vous faire la cour. Et aux premiers baisers, il se dérobe, prétexte les circonstances de la vie qui font que bla bla bla, vous apprenez qu’il est presque marié, le rêve devient cauchemar et vous replongez dans votre Italien.
Ultime espoir, le tombeur. C’est léger, ça a l’air simple. Vous vous dites même que c’est exactement ce qu’il vous faut après toutes ces péripéties. Ca commence passionnément, ça continue plus sérieusement. Evidemment, vous convertissez le salaud en homme fidèle et respectueux, vous vous sentez flattée. Lui découvre une nouvelle vie, ne se débrouille pas trop mal. Pas besoin de grandes effusions ou de projet de voyages sur la lune, le simple fait qu’il soit à vous, qu’il pense à vous prendre la main et à vous embrasser le matin (c’est nouveau pour lui), ça vous fait du bien. Mais les contes de fées n’arrivent pas dans la réalité, le tombeur un beau jour va se réveiller. La peur de l’engagement (un classique sur-décuplé chez cette espèce-là) reviendra au galop et vous volera votre apollon. Vous sombrerez alors dans un désespoir sans fond et vous répéterez que 50 autres paires de bras valent mieux que la votre, insupportable et destructeur.
Alors, avant de passer par là pour finir en songeant à la vie cléricale, observez bien et au premier signe d’un de ces profils, un conseil, fuyez !
PS : je le répète, cette chronique est basée sur des études sérieuses et n’a absolument rien d’autobiographique !
Julie Guillot
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